A Anderlecht, des drones vont se charger des infractions en matière de construction .

A Anderlecht,

des drones vont être utilisés pour enregistrer les infractions urbanistiques, rapporte la Dernière Heure. Dans un premier temps, les engins sans pilote seront employés en tant qu’appui du travail des inspecteurs communaux dans l’îlot compris entre la rue de Transvaal, la rue Carpentier et la chaussée de Mons.

Si l’expérience est positive,

les opérations seront élargies au-dessus d’autres îlots à problèmes de la commune, a confirmé Gaëtan Van Goidsenhoven, échevin de l’Urbanisme à Anderlecht.

L’échevin a expliqué qu’à certaines adresses du quartier visé, des infractions au règlement de l’urbanisme étaient suspectées. Grâce à l’utilisation de drones, il sera plus facile d’identifier ces bâtiments. Les drones ne sont pas une alternative aux inspections habituelles, mais un outil de travail supplémentaire.

Caméra thermique
L’échevin Van Goidsenhoven mène depuis des années une lutte contre les constructions illégales dans la commune.

« Il est extrêmement difficile d’aller contrôler à l’intérieur d’îlots densément bâtis. Cet outil va nous permettre d’avoir une vue plus globale de la situation », précise Eric Thomas, bourgmestre d’Anderlecht.

Le drone qui vaut 1.633 euros sera dirigé par un pilote spécialisé mis à disposition par la firme propriétaire de l’appareil. Anderlecht envisage également d’équiper le drone d’une caméra thermique qui permettrait d’évaluer l’isolation thermique des bâtiments afin de pouvoir faire des recommandations en matière d’isolation aux propriétaires.

Pour l’installation de drones, la commune a demandé une autorisation au service fédéral Mobilité et Transport.

Le test prendra un ou deux jours. Les propriétaires et habitants de l’îlot ne seront pas préalablement mis au courant du contrôle. Par contre, lors de ces opérations, toutes les mesures de respect de la vie privée seront prises.