Infractions urbanistiques : Marchands de sommeil

Charleroi: Grande opération contre les marchands de sommeil

L.OR. Publié le – Mis à jour le 

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CHARLEROI-CENTRE

La troisième opération one shot de la Cellule Contrôle Logements s’est déroulée à Dampremy où l’on y découvre des logements insalubres.

La cellule contrôle logements, créée en 2013, lutte contre les infractions urbanistiques et les problèmes de salubrité, mais également contre les marchands de sommeil. Les agents des services de l’urbanisme et du logement de Charleroi, la Police, les Pompiers et la cellule contrôle logements se sont rendus sur place ce matin pour inspecter des appartements.

Sur la Chaussée de Bruxelles, au numéro 337, on y découvre 24 boîtes aux lettres. 11 logements domiciliés s’y trouvent alors que seulement 4 sont autorisés.

D’appartements en appartements, on y découvre des logements en infraction. Insalubrité, fenêtres en plastique, espace très petit, très pauvre en lumière, etc. Ces appartements sont définis comme insalubres. Certains à 250 euros, d’autres à 375, ou encore à 450 euros pour un « studio », le prix est élevé pour des appartements avec si peu de qualité de vie.

© Orlandino
© Orlandino

Quant au propriétaire, il vient de racheter très récemment. « Il joue la victime, mais je pense qu’il sait ce qu’il fait. Il utilise les personnes les plus fragilisées, les plus pauvres et aussi les plus faibles », explique Ornella Censig (MR), l’échevine du logement et de l’urbanisme. Et pourtant, le propriétaire n’a pas l’air de comprendre en quoi il est fautif. Certes, les logements étaient présents avant qu’il achète. Cependant, lors de l’achat, il est censé vérifier si le bâtiment est en règle. Ce qui n’est visiblement pas le cas puisque que les infractions sont nombreuses. « Je vais rénover », s’exprime-t-il. 3.000 euros, c’est ce que le propriétaire récupère tous les mois grâce aux locations.

L’opération One Shot:

L’opération commence par une longue recherche, où les services vérifient tous les immeubles afin de trouver ceux susceptibles d’être en infraction. « Ici, le numéro n’existait pas au cadastre, en bas c’est normalement des remises et en réalité ce sont des logements », explique l’inspecteur général, Madame Culot Micheline. Le contrôle a alors lieu avec une autorisation. La police et les pompiers vérifient en premier, ensuite le service urbanisme et logements vérifie les compteurs d’électricité et mesure l’appartement pour savoir s’il est dans les règles. Par la suite, le tribunal ouvre un dossier. Le bâtiment peut-être fermé si le propriétaire ne se remet pas en ordre rapidement. Quant aux locataires, ils seront relogés. « Nous voulons prendre conscience du danger de ces logements », explique l’échevine Ornella Censig.

Depuis le début des opérations, 3.000 logements ont été contrôlés par la Cellule Contrôle, et ce dans 49 rues. 2.171 logements contrôlés à la Ville-Haute et 853 à la Ville-Basse. Les prochaines inspections se feront à l’Avenue des Alliés et à la Rue du Grand Centrale.

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