Architecture

Eléonore et Pierre ont décidé de construire leur maison EUX-MÊMES! Oui, c’est possible et plutôt bon marché .

 Construire sa maison soi-même, c’est apparemment de plus en plus tendance en Belgique. Beaucoup d’entreprises et d’architectes proposent, effectivement, un « accompagnement » aux candidats-bâtisseurs, qui peuvent ainsi économiser jusqu’à 60% du coût des travaux. Fanny Dehaye et Michaël Danse se sont rendus sur un chantier de Bouge pour le RTL info 13H

Eléonore et Pierre se sont lancés un défi: devenir auto-constructeur sous l’œil attentif de Morgan. « On fournit toujours tous les plans de la construction, que cela soit des 3D, que ça soit les plans en 2D de l’ossature, afin de pouvoir les aider et leur montrer un peu la marche à suivre de la construction. C’est un peu comme si vous montiez un meuble« , explique Morgan Massart, responsable commercial de Chimsco Group.

« Un peu comme si vous montiez un meuble »

Une fois le kit en main, les bricoleurs ne sont pas livrés à eux-mêmes, ils sont assistés sur le chantier. « Ça a l’air simple mais il faut quand même faire attention aux cotes à respecter, savoir lire un plan parce que monter un cadre en soi c’est facile mais après il faut tout assembler et être sûr de soi« , confie Pierre Beugnies, auto-constructeur.

Le couple a acheté cette maison des années 30, il y a quatre ans. Vu le manque de stabilité, l’ossature bois semblait la meilleure solution. « On s’est rendu compte que le bois s’y prêtait très bien parce que ça isolait bien, c’était plus léger et qu’en plus on pouvait le faire en auto-construction et donc qu’on économiserait aussi un fameux budget en réalisant ces travaux-là nous-mêmes« , affirme Eléonore Legrain, auto-constructrice.

Le gros avantage: le prix

Economiser, voilà le principal argument des auto-constructeurs. Une note jusqu’à 60% moins chère qu’une construction classique par un entrepreneur. Mais cette méthode amène aussi certaines contraintes.

« Ils avancent à leur rythme donc le mieux, c’est d’avoir deux, trois semaines de congés pour commencer, pour qu’ils soient à l’aise dans leur construction et qu’ils puissent un peu voir l’avancement quand même« , détaille Morgan Massart.

De plus en plus d’entreprises belges proposent ce type d’accompagnement pour les auto-constructeurs comme Eléonore et Pierre qui espèrent terminer le chantier dans six mois